Gof

Un point de départ

Ca fait longtemps, trop longtemps, que j'ai envie de me remettre à écrire. Je n'en n'ai jamais eu le talent, mais quand j'y pense, ça m'a toujours fait du bien.

J'ai plein de passions, j'ai un petit avis sur beaucoup de choses (avis que j'essaie de ne pas imposer), et je suis surtout dans un moment de ma vie où j'ai besoin d'un exutoire.

En effet, après plus de 25 ans d'errances et de souffrances psychologiques, alors que je pensais "toujours être comme ça", c'est-à-dire ne pas espérer aller beaucoup mieux mais aussi ne pas trop craindre d'aller plus mal, voilà que les choses dérapent. Encore. Encore, mais cette fois bien plus fort que par le passé.

Sur mon chemin, j'ai eu bien des hauts et des bas. Du côté des bas, j'ai fait des burnouts, en tout cas on me les a diagnostiqué comme tels. Etait-ce bien cela? Ou était-ce des "coups de mou"? Des dépressions? Peu importe l'étiquette, ça n'a pas été simple.

Je souffre aussi de troubles obsessionnels compulsifs et de pas mal d'anxiété. Mon cerveau fonctionne à 100 à l'heure, je pense à mille choses, je veux essayer tout (et en particulier toutes les solutions et services technologiques durables et éthiques, mais j'y reviendrai).

Et cette année, dans le creux de la vague (litote!), voilà qu'on m'annonce qu'il peut y avoir un diagnostic qui explique tant de ces choses: un trouble bipolaire de type 2.

A moi! Un gars tellement booléen, qui voit tout en noir ou en blanc, en "1" ou en "0", à qui, ironie du sort, on annonce une "maladie à DEUX pôles", et dont je souffre du type DEUX!

Bref. Maintenant, il s'agit de se faire à l'idée, mais aussi espérer que si l'étiquette est la bonne, je vais peut-être enfin être aidé de façon plus appropriée.

Le traitement commence, il faudra plusieurs semaines pour en évaluer les premiers effets. En attendant, les pensées sombres, les larmes incongrues, et la perte de quasi toute envie prennent beaucoup de place.

Ca aussi, j'y reviendrai.